Les 10 séries de science

Elles nous ont fasciné, elles nous ont fait voyager par delà les dimensions, elles ne nous ont jamais laissé indifférents. Voici notre sélection des séries de science-fiction incontournables. En collaboration avec Jean-Maxime Renault et Léa Bodin.

De quoi ça parle ?

Puissants robots humanoïdes, les Cylons règnent en maître sur l’univers, après avoir ravagé les douze colonies humaines. À bord de l’antique vaisseau de guerre Galactica, les derniers survivants de l’humanité partent en quête d’une mythique treizième colonie qui porterait le nom de “Terre”, tandis que les Cylons se lancent à leur poursuite, déterminés à les exterminer.

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Adaptée de la série de 1978 Galactica, qui a rapidement été annulée, et qui ne restera pas dans les annales pour sa qualité, Battlestar Galactica s’impose comme l’une des meilleures séries de science-fiction de l’histoire de la télévision. Voire tout simplement comme l’une des meilleures séries de ces dernières décennies, aux côtés de monuments tels que The Wire ou Breaking Bad.

D’abord lancée sous la forme d’une mini-série de 3 heures en décembre 2003 par Sci-Fi, avant d’être commandée en série, ce Space Opera mystique et politique développé par Ronald D. Moore a compris que l’on peut traiter de questions et de thèmes allant de la religion, à la guerre, en passant par la bioéthique, tout en étant foncièrement divertissant. Car oui, Battlestar Galactica parle d’humains qui se battent contre des robots, et les amateurs de batailles dans l’espace seront servis.

Mais évidemment, Battlestar Galactica, c’est aussi et surtout bien plus que ça. La force de la série est au fond d’utiliser le genre fascinant de la science-fiction pour parler de notre société et des événements actuels (au moment de sa diffusion – mais qui restent, malheureusement, ultra pertinents aujourd’hui).

Car cette histoire de guerre entre les humains et les Cylons marche comme un miroir de l’Amérique – et du monde – post-11 septembre, et offre donc une métaphore vibrante, profonde, souvent effrayante, et toujours imparable de la guerre contre le terrorisme initiée par le gouvernement Bush, dans une galaxie très, très lointaine mais qui a pourtant quelque chose de très familier.


NBC Universal

Philosophique, voire mystique, la série est également une belle réflexion sur ce que c’est que d’être humain, dans un monde gouverné par les idées et la foi. Elle oppose les êtres humains, polythéistes, aux Cylons, monothéistes, et détourne ainsi les codes préétablis, pour nos questionner sur des thématiques telles que le libre arbitre, ou les conséquences de nos croyances sur nos actions, voire sur la destinée de l’humanité.

Le tout élevé par un casting toujours impeccable, qui a très certainement offert leurs meilleurs rôles à Edward James Olmos et Mary McDonnell (la star de Major Crimes), et révélé les comédiens Jamie Bamber, Tricia Helfer, et Katee Sackhoff.

De quoi ça parle ?

Le vaisseau spatial Enterprise est commandé par le Capitaine Kirk, assisté de M. Spock, originaire de la planète Vulcain. Leur mission : explorer l’univers et découvrir de nouveaux mondes.

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Diffusée de 1966 à 1969 sur NBC, le temps de trois saisons seulement (et oui!), Star Trek, créée par Gene Roddenberry, fait évidemment partie des séries de science-fiction les plus incontournables de l’histoire de la télévision. Elle a permis de démocratiser le genre, souvent sous-considéré, en s’invitant chaque semaine dans le foyer de millions d’Américains, et nombre de films et de séries d’aujourd’hui lui doivent beaucoup.

Et même si elle n’a jamais été un gros succès d’audience, elle a su acquérir une base de fans solide (les trekkies) au gré de ses rediffusions en “syndication”, sur des chaînes locales, et est peu à peu devenue un phénomène culturel mondial, qu’on continue de citer aujourd’hui (les héros de The Big Bang Theory en sont fans).

Parfois moquée pour son aspect kitsch, Star Trek n’en demeure pas moins une œuvre télévisuelle importante, qui a véhiculé des messages et fait avancer les choses, loin des clichés que l’on attribue parfois, à tort, à la science-fiction. Dans une période de troubles marquée par les assassinats de JFK et Martin Luther King, par la guerre du Vietnam, ou par le mouvements des droits civiques, la série s’est permis de faire écho à l’actualité et aux bouleversements dans la société en situant des intrigues souvent visionnaires dans un univers futuriste.


CBS Paramount International

Sans oublier de proposer des personnages forts, qui ont marqué le genre, tels Spock (Leonard Nimoy) et Kirk (William Shatner) bien sûr. Mais aussi Chekov, Sulu, ou Uhura, des héros d’origine russe, japonaise, et afro-américaine, qui ont fait avancer la société vers un modèle d’égalité dans bien des domaines.

Et preuve s’il en faut du phénomène qu’est Star Trek, la série, aidée par le succès de Star Wars au box-office en 1977, a lancé une véritable franchise sur grand écran (13 films à ce jour) et connu 7 séries dérivées (La Nouvelle Génération, Deep Space Nine, Voyager, Enterprise, Star Trek : Picard, Star Trek : Discovery et Star Trek : Strange New Worlds).

De quoi ça parle ?

La Quatrième Dimension plonge ses personnages dans des histoires fantastiques et surnaturelles, étranges et angoissantes.

Pourquoi il faut la (re)voir ?

La Quatrième Dimension est -n’ayons pas peur des mots- un monument de la télévision américaine et un monument de la science-fiction. En l’imaginant, son créateur Rod Serling avait pour ambition “de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires”.

Car rappelons-le, il s’agit d’une anthologie avec une nouvelle histoire et de nouveaux personnages à chaque épisode. Ainsi qu’une morale. Et il a de toute évidence réussi, au-delà même de ses espérances puisqu’un demi-siècle plus tard, elle est toujours une référence et une inspiration, et elle est étudiée à la loupe dans les écoles de cinéma.

Le génie de cette série au ton pessimiste, qui critique ouvertement la société américaine des années 50, c’est qu’elle parvient à dire et faire beaucoup avec peu de moyens. Toute sa force réside dans sa réalisation astucieuse, son atmosphère, son rythme et surtout son scénario.

Les effets-spéciaux sont finalement peu nombreux et les épisodes n’offrent pas du grand spectacle. Il s’agit avant tout de faire naître une réflexion chez le téléspectateur, pas uniquement de le divertir. Bon nombre d’épisodes sont ainsi devenus cultes et font partie de l’imaginaire collectif aux Etats-Unis.

De quoi ça parle ?

Quand un vol international arrive à l’aéroport de Boston et que les passagers et l’équipage sont retrouvés morts, l’agent du FBI Olivia Dunham se voit confier l’enquête. Lorsque son partenaire est grièvement blessé, elle trouve une aide inattendue auprès du Dr Walter Bishop, un scientifique brillant mais fou, et de son fils, Peter. Ils ne tardent pas à découvrir que le drame du vol 627 n’est qu’une infime partie d’une bien plus grande et choquante vérité…

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Celle que l’on présentait à ses débuts comme un X-Files moderne à la sauce Abramsienne a tout de suite réussi, et avec brio, à s’extirper de cette comparaison certes flatteuse mais lourde à porter pour créer son propre univers, ses propres codes et sa propre ambition.

Elle s’est différenciée non pas en alternant mais en mêlant “monstre de la semaine” et intrigues feuilletonnantes, des apparitions des observateurs, savamment scrutées et étudiées par le public, aux interventions de la mystérieuse compagnie Massive Dynamics, engendrant fantasmes et questionnements et un sentiment de “tout est lié” parfaitement justifié retrospectivement.

Fringe est également parvenue à faire de son trio de personnages complexes, émouvants et infiniment attachants des figures emblématiques de la science-fiction des années 2000 : Olivia Dunham dans la plus pure lignée des héroïnes de J.J. Abrams et Walter et Peter comme l’une des plus belles relations père-fils à l’écran, à l’origine des scènes les plus déchirantes et des meilleurs épisodes. Les facéties et répliques de Walter, incarné à la perfection par John Noble, ajoutent toujours une dose d’humour et de second degré bienvenues dans ce monde sombre.


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Si la dernière saison a quelque peu déçu, les quatre premières forment un crescendo de plus en plus ambitieux et globalement maîtrisé qui va toujours plus loin dans la science-fiction et offre au genre l’une de ses plus grandes réussites télévisées, aves des moyens suffisamment élevés pour ne jamais paraître cheap, bien au contraire. Fringe est aussi une belle série à regarder.

De quoi ça parle ?

Désirant explorer le temps, le Dr Sam Beckett crée le projet Code Quantum. Pressé de donner des preuves sous peine de voir son financement supprimé, Sam décide de tester lui-même son prototype et se retrouve coincé dans le passé sous une autre identité.

Son seul contact avec son époque est Al, l’Observateur du programme, que seul Sam peut voir et attendre. Il saute de corps en corps, réparant les erreurs du passé et espérant à chaque fois que le prochain saut sera celui qui le ramènera chez lui.

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Parce que chaque voyage dans le temps de Sam Beckett et de son fidèle ami Al est passionnant, nourri d’un suspense haletant, d’un humour pince sans rire décapant et de grands sentiments. Coeur d’artichaut et véritable héros humaniste, le personnage principal interprété par le séduisant Scott Bakula est de ceux qu’on ne peut oublier. Pour ses qualités mais aussi pour ses métamorphoses toutes plus improbables les unes que les autres !

Chaque époque visitée est joliment reconstituée et agrémentée de petites références à la culture populaire : du jeune boxeur Sylvester Stallone à l’enfant dansant dans les toilettes prénommé Michael (Jackson), les rencontres clins d’oeil du scientifique sont toutes bien vues et savoureuses. On ne saurait trop vous recommander de (re)découvrir Code Quantum, série culte en phase avec son temps ET visionnaire à sa manière. Fantastique !

De quoi ça parle ?

Extraterrestre âgé de 900 ans, le Docteur est un aventurier qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui, pour mieux s’adapter à l’environnement, a l’apparence d’une cabine téléphonique. Le Docteur voyage en compagnie d’une jeune fille. Ensemble, ils font de nombreuses rencontres sur les diverses planètes qu’ils explorent…

Pourquoi il faut la (revoir ?

Objet télévisuel complètement cultissime, la série Doctor Who est considérée par beaucoup comme l’une des meilleures séries de l’histoire de la télévision. Véritable institution en Grande-Bretagne, le show a fait son grand retour en 2005, après 10 ans d’absence, cette nouvelle version étant bien une suite de l’ancienne série diffusée 1963 et 1989 et du téléfilm de 1996, et non un remake.

Doctor Who est une série de science-fiction fondatrice, créée trois ans avant Star Trek, autre incontournable en matière de SF. Le concept de la série, totalement original, lui permet d’être potentiellement infinie et de changer régulièrement d’acteurs : en effet, le Docteur a le pouvoir de se régénérer lorsqu’il est mortellement blessé et de changer d’apparence. L’ambiance british et kitsch, et le changement constant de lieu et d’époque, sont vraiment l’essence du show.

Enfin, on note que la crème de la crème (de la crème) du cinéma anglais a participé à la série : on peut citer Michael Gambon, Simon Pegg ou encore Ian McKellen. Autant dire que ne pas voir Doctor Who est un crime de lèse-majesté.

De quoi ça parle ?

Les Visiteurs arrivent sur Terre avec des intentions qu’ils promettent bienveillantes. Mais l’illusion ne dure qu’un temps ! Bien vite, les événements dégénèrent. L’apparence humaine de ces extraterrestres n’est qu’un leurre et leurs intentions sont loin d’être pacifiques. Face à cette invasion, la résistance s’organise parmi les humains…

Pourquoi il faut la (re)voir ?

On en conviendra aisément : V n’est pas une série qui a super bien vieilli en terme d’effets-spéciaux. C’était déjà un peu kitsch à l’époque, aujourd’hui c’est carrément ridicule ! La scène où le personnage de Diana avale à gorge déployée un rat restera à jamais culte pour son absurdité.

Mais c’est aussi ce qui fait le charme d’un (re)visionnage de la série aujourd’hui, ça et les looks improbables des uns et des autres. Mais rassurez-vous, V possède aussi un fond, qui a toujours une résonance plus de 30 ans après.

Elle a été conçue à l’origine comme une allégorie du nazisme, comme le montre par exemple les parallèles évidents avec les jeunesses Hitleriennes et les vidéos de propagande conçues par les visiteurs. Les humains envahis doivent choisir leur camp : la résistance à travers des mouvements souterrains ou la collaboration.

Leurs ennemis principaux ici ne sont pas les Juifs mais les scientifiques et leurs familles. D’ailleurs, dans le monde de la série, l’Holocauste a aussi existé et il y ait fait référence régulièrement par un personnage qui y a survécu.

Ce sous-texte disparaît toutefois après quelques temps pour laisser place à ce qui pourrait être caricaturé en un “Dynastie avec des lézards”. Le drame humain se mue en soap, très en vogue à l’époque. Amusant mais moins intéressant.

Dans le fond, les téléfilms qui forment les premiers épisodes de la série se suffisent à eux-mêmes. La suite est dispensable. Pour autant, V reste extrêmement marquante. Une curiosité indispensable !

De quoi ça parle ?

John Reese, un agent paramilitaire de la CIA, présumé mort, est recruté par Harold Finch, un millionnaire reclu, pour travailler sur un projet top-secret : prévenir le crime avant qu’il ne se produise !

La Machine, un ingénieux programme élaboré par Finch, identifie en effet chaque jour des personnes qui vont être impliquées dans un crime. Victime ou coupable ? Reese va devoir mener l’enquête pour découvrir qui est en danger et empêcher qu’un nouveau meurtre ne soit commis…

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Lancée à la rentrée 2011 sur CBS, et diffusée ensuite en France sur TF1, Person of Interest est la première série de Jonathan Nolan, le frère de Christopher, qui a œuvré en tant que scénariste sur The Dark Knight ou Interstellar, et qui était aux commandes de Westworld.

Et il faut bien l’avouer, au départ, elle n’avait rien de si exceptionnel que cela. C’était juste un bon procedural efficace, qui se démarquait des autres cop shows grâce à un emballage mêlant high-tech et société ultra-surveillée.

Oui mais ça, c’était au début. Car à partir de la fin de la saison 1, avec l’introduction de Root (Amy Acker), puis surtout dès la saison 3, Person of Interest a délaissé son côté Batman, avec son héros justicier, pour devenir une grande série de science-fiction. Sur un futur pas si lointain. Et pas si extravagant dans sa représentation.

En se servant de tout ce qu’elle avait construit, et dit, durant deux saisons en matière d’intelligence artificielle, cette série d’anticipation est devenue une grande série sur la société d’aujourd’hui – et de demain – qui, à grands coups de surveillance globale, s’est permis de soulever des questions importantes telles que la place de la technologie dans nos vies, les limites de la liberté, ou la corruption au sein des gouvernements.


CBS Television Studios

L’introduction de Samaritain a approfondi une mythologie passionnante, et rebattu les cartes, plongeant ainsi les héros dans une guerre opposant l’Homme et la machine à l’Homme et la machine, où rien n’est jamais noir ni blanc, et où chacun pense que ses motivations sont les bonnes.

En cinq saisons, Person of Interest est devenu un must du genre, qui a surpris en permanence, et qui avait beaucoup de choses à dire, derrière une apparence un peu trompeuse de série procédurale. Rien que pour ça, pour les risques qu’elle a pris, et pour son casting au top (Jim Caviezel, Michael Emerson, Taraji P. Henson, ou Sarah Shahi, notamment), elle vaut indéniablement le coup d’oeil.

De quoi ça parle ?

Lorsqu’un agent secret britannique démissionne, il est enlevé par un mystérieux groupe, et retenu prisonnier dans le “Village”, un endroit d’où on ne peut sortir, et où on a pour seul nom un numéro. Numéro 6 n’a que deux solutions pour quitter le “Village” : avouer le motif de sa démission, ou trouver un moyen de s’échapper…

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Si elle n’a connu que 17 épisodes, diffusés au Royaume-Uni entre septembre 1967 et février 1968, Le Prisonnier demeure, aujourd’hui encore, un petit bijou d’anticipation, qui fait indéniablement partie des séries, toutes catégories confondues, qui ont le plus déchaîné les passions chez les amateurs de séries.

Car oui, avant Lost et ses théories de fans en tous genres, ou Game of Thrones et le phénomène mondial qu’elle a entraîné, il y a eu Le Prisonnier, et son histoire d’agent secret que l’on kidnappe afin de lui faire avouer les raisons de sa démission.

Une série créée, produite, réalisée en partie, et interprétée par Patrick McGoohan (dans le rôle de Numéro 6, le dit prisonnier), star du petit écran britannique à l’époque, qu’on ne se lasse pas de voir et de revoir, tant elle semble offrir de nouvelles découvertes à chaque visionnage.

Comme beaucoup d’autres séries de science-fiction, qui proposent une réalité différente de la nôtre, Le Prisonnier reste avant tout une fiction qui parle de nous, de l’humain, et dit des choses sur la société. Car si elle dresse, évidemment, le portrait d’une époque (les années 1960), elle est surtout intemporelle, indémodable, et donc encore totalement pertinente aujourd’hui.

Son “Village”, où chacun est épié, surveillé, et semble vivre de manière contrainte, soumise, fait évidemment référence aux œuvres de Orwell et Huxley, mais aussi au phénomène de village global. Visionnaire en ce sens, elle pose tout un tas de questions essentielles, et existentielles, sur les notions d’individu et de liberté.

Et même si, au final, elle offre peut-être moins de réponses qu’elle ne pose de questions, ce n’est pas très grave. Car elle n’a pas pris une ride, près de 50 ans après. Et une série comme Wayward Pines lui doit évidemment beaucoup.

De quoi ça parle ?

John Crichton est astronaute. Le jour où il part dans l’espace pour vérifier l’une de ses théories, son module est aspiré par un vortex et il se retrouve projeté dans une zone inconnue de l’univers où personne n’a jamais entendu parler ni de la terre ni des humains.

Il est recueilli par un Léviathan avec à son bord trois prisonniers en train de s’échapper. Dès lors il n’aura de cesse de chercher un moyen pour pouvoir rentrer chez lui. Mais le voyage ne sera pas de tout repos car l’univers grouille de menaces plus dangereuses les unes que les autres…

Pourquoi il faut la (re)voir ?

Brian Henson, le créateur de Farscape, n’est autre que le fils de Jim Henson, le créateur du Muppet Show. Il souhaitait faire une série de SF différente “avec davantage d’extraterrestres que dans les autres shows, plus osée, plus émouvante et avec des personnages plus complexes et plus riches”.

Et bien sûr en y ajoutant quelques animatronics (c’est à dire des marionnettes animées). Techniquement parlant, Farscape impressionne, de la réalisation soignée sans avoir accès à des moyens énormes aux maquillages parfaits.

Avec l’aide de Rockne S. O’Bannon, ils réussisent leur pari en mêlant habilement la science-fiction à la tragédie, la comédie et un certain goût pour l’irrévérence. Farscape manipule les codes du genre et transforme les aventures de Crichton et de ses acolytes en une odyssée épique et bouleversante.

Drôle aussi, à l’occasion d’épisodes spéciaux où les personnages -et les scénaristes- pétent clairement un plomb ! Il y en a notamment un qui parodie Bip Bip et le Coyote. Farscape offre également du fond, comme se doit de le faire un bon space opera, en incluant des questions sociétales et psychologiques, voire philosophiques. On peut difficilement lui en demander plus, en somme. Et on a tendance à l’oublier, il ne s’agit pas d’une série américaine : elle est australienne !

Les 10 séries de science-fiction qu’il faut avoir vues dans sa vie